lundi 11 mars 2019

Action Femme Enfant

















A Saint Louis depuis une semaine maintenant. J'avais prévu d'écrire un article sur l'association dans laquelle je suis volontaire. En toute honnêteté, cette "pause" associative n'était pas spécialement au programme. Mon voyage n'étant pas figé, me voilà embarqué dans cette petite expérience de volontariat.



















Je reviens brièvement sur le pourquoi de mon séjour dans l'association. J'ai rencontré Shirley à Nouadhibou, elle était hébergé par Limam  (voir article précédent). Nous parlions de la suite de son voyage lorsqu'elle me parle de l'association où elle va séjourner quelques jours. Je lui ai demandé de me laisser leur contact au cas où nous voudrions apporter notre aide. 



















A.F.E. est une association qui soutient des filles mères de la région de Saint Louis. Les Filles mères sont des adolescentes ayant eu des enfants hors mariage. Chose très difficilement accepté au Sénégal.





















Le rôle d'A.F.E. est de recevoir les filles mères délaissées par leurs familles ainsi que leurs enfants. 
La prise en charge va de l'hébergement des mères isolées, leurs formations professionnelles, la scolarisation de leurs enfants et finalement médiation afin de rétablir le contact entre les filles mères et leurs familles.

















Vendredi 8 mars, journée de la femme. L'association rend hommage aux femmes en organisant une soirée. Sont invités les membres du personnel ainsi que les filles mères.




















Venons en à notre rôle au sein de l'association. Nous pouvons apporter notre aide dans trois domaines, le social, l'administratif et l'éducatif. J'en ai rajouté un...
Le bricolage !!!!


















Régis s'occupe du domaine éducatif. Ayant été professeur d'anglais, il donne des cours d'apprentissage de la langue auprès de toutes les classes du primaire.
De mon côté, je propose de prendre des photos en tout genre pour le site web et aide à l'améliorer.
Une fois cette tâche finie, j'aide à réparer tout ce qui est possible.



















Nous pensions rester une semaine ici. Nous prolongeons l'aventure pour une semaine de plus. Ma mission photos étant terminée. Je vais devoir trouver de nouvelles choses d'utiles à proposer.



















Journée de la femme un peu longue pour nous. On  nous a averti que l'événement organisé commençait à 16h heure locale  (traduction 17h30 !!), j'avais pour mission de faire de la photo évidemment mais tout les discours étant en wolof, difficile de rester concerné pendant 3-4h. J'ai donc décroché en cours de route !!




































J'essayerai de faire un article sur Saint Louis la semaine prochaine, si je ne trouve pas assez de contenu je l'intégrerai dans l'article sur mon trajet vers Dakar.


Je vous laisse le lien vers le site web de l'association:

https://afepikine.wixsite.com/aafe





samedi 2 mars 2019

Cadeau, cadeau...

















Nous voilà répartis de Nouakchott il y a quatres jours maintenant. Derniers jours en Mauritanie avant d'arriver au Sénégal, plus exactement Saint Louis. Je pensais le désert derrière moi mais nous le traversons pour une ultime et dernière fois.


Notre séjour en Mauritanie aura été un peu mitigé. Entre lassitude du désert, la fatigue et les tempêtes de sable, le plaisir n'était plus au beau fixe. Ce pays n'offrant que peu d'options pour les cyclistes en terme d'itinéraire, j'ai préféré parlé de mon premier voyage ici lors de mon précédent article.

Signalisation qui est valable un peu partout, trop rarement respectée. 


















Nous auront finalement passé la plus grande partie de notre séjour avec Limam (à droite sur l'avant dernière photo), deux jours chez sa soeur à Nouadhibou puis cinq chez lui à Nouakchott. 
Nous avions rencontré par hasard un couple chinois lors de notre premier jour à Nouadhibou. Ils nous annoncent qu'ils sont hebergés à quelques pas de là par un hôte couchsurfing et nous proposent de se joindre à eux pour rencontrer Limam.

















Désert, stop ou encore ?

Alléluia !!! De l'eau !!

Nos conversations avec les locaux aura été en général plutôt basique, adultes comme enfants:
- Cadeau, cadeau !!!
Ma réponse  (évidemment sarcastique...):
- Je suis pas le père Noël !!!

Maintenant que je suis habitué, j'en rigole  (seulement si je suis bien luné). Pour la majorité des gens, je suis juste un blanc donc je suis riche. Une fois intégré, on finit par le prendre à la rigolade.

Limam est une des seules personnes que nous avons rencontré qui nous a reçu de manière désintéressé. Son but étant simplement de faire découvrir son pays à sa manière et de partager de bons moments avec nous. Dès qu'il nous a reçu, il nous a dit "Je veux que vous vous sentiez comme chez vous".
Alors merci pour tout ces moments, mission accomplie !!!



Dernier jour avant de passer la frontière du Sénégal. Nous longeons le fleuve Sénégal  (frontière entre les deux pays) pendant environ 50km. Nous sommes dans le parc national de Diawling.



Toutes ces photos d'animaux se trouvent dans un rayon de 300m... 
Un cadeau pour faire de la photo !!!

Un facochère...Un rêve se réalise lol


Frontière qui sépare la Mauritanie du Sénégal  (pont traversant le fleuve).


Première photo du Sénégal, mise en valeur de la ville de Saint Louis !!

Shirley  (chinoise qui était chez Limam à Nouadhibou) m'avait expliqué qu'elle allait à Saint Louis faire un volontariat dans une association appelée "Action Femme Enfant". Elle m'a laissé leurs coordonnées au cas où nous serions intéressés. Voulant tout les deux (Régis et moi) couper un  petit moment avec le vélo, alors autant se rendre utile. Nous y restons une semaine pour l'instant, histoire de voir ce que nous pouvons leur apporter.
Je renterai dans les détails plus tard en y consacrant un article.



dimanche 24 février 2019

Retour vers le futur











N'ayant pas exploré la Mauritanie très longtemps cette fois-ci (nous sommes à seulement 3 jours de la frontière sénégalaise). Je reviens sur mon voyage en famille. Celui-ci remonte à février 2001. Exactement 18 ans. Pour illustrer cet article, je reprends les photos que mon père avait prises à cette époque, la qualité est imparfaite puisqu'il s'agit de photos scannées.













Comme expliqué dans l'article précédent, nous sommes partis avec mes parents, ma soeur, mon cousin et sa mère  (si vous voulez des noms, relisez l'article précédent !!). Ce séjour était le souhait de mes parents de faire une traversée de désert en randonnée. Ce trekking était proposé par la Balaguère  (agence de voyage).




Nous sommes donc partis lors des vacances scolaires pour une durée d'une semaine. Départ depuis l'aéroport de Marignane, arrivée à l'aéroport d'Atar. Puis un 4x4 nous conduit directement à Ouadane où notre aventure dans le désert commence.


Le "Sran", jeu traditionnel qui se pratique dans le désert. Il s'apparente au jeu de dames. On dessine le damier dans le sable et utilise comme "jetons" d'un côté des bâtonnets de bois, d'un autre les crotins de dromadaire.

J'avais demandé à Yahia pourquoi les crotins de dromadaire. Il m'a répondu que le dromadaire fournissait toujours le nombre exact de pièces pour jouer, plus ou moins 40-45 crotins, le jeu nécessitant 40 pièces de chaque côté.
















Au programme, 5 jours de randonnée pour environ 120-130 km à parcourir, traversant ainsi différents types de désert. Du désert de roches au désert de dunes, d'un oasis à un autre.


 Le groupe formé se compose de ma famille  (cité précédemment), d'une autre famille française, de notre guide Yahia et la caravane qui l'accompagne, les dromadaires portant l'essentiel des vivres nécessaire pour passer 5 jours dans le désert. Nos journées sont rythmées par le soleil, réveil à l'aube pour éviter les grosses chaleurs pendant les marches, longues pauses de 11h-12h à 15h-16h (ou nous nous installons dans une grande tente traditionnelle), puis retour à la marche pour ensuite installer le campement avant le dîner.




























Je reviens à un souvenir plus récent. Nous sommes en compagnie de Jason (c'était il y a quelques semaines). Il décide de sortir sa caméra pour enregistrer une conversation pendant que nous roulons. Il me demande en anglais:
- Qu'est ce que tu pense du désert ?
- Là, tout de suite? en anglais? Pendant que je roule? Rien.... 
Nous rediscutont plus tard, j'arrive à la conclusion suivante:
"Le désert ne s'explique pas, il se vit!!"
Voilà, je me cite tout seul maintenant lol



















Bien évidemment, on peut reporter cette phrase au voyage dans son ensemble, même si je dois admettre  (ma famille présente il y a 18 ans sera d'accord je pense) que le désert dégage quelque chose de spécial que l'on ne peut pas expliquer. Seulement, il faut y passer un minimum de temps pour s'imprégner de l'énergie qui s'en dégage.